Le Plan d'Action Radicalisme s'attaque au radicalisme et à l'extrémisme dans notre société. Il le fait via une collaboration intégrée entre divers services publics. Le plan d'action vise une approche commune et intégrée et agit donc à plusieurs niveaux.

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Taskforce nationale

Au niveau fédéral se situe la Taskforce nationale, l'organe stratégique et politique. Cette taskforce se réunit tous les mois et est composée de membres de l'OCAM, de la Sûreté de l'État, du Service général du renseignement et de la sécurité, de représentants de la police fédérale et de la police locale, du SPF Affaires étrangères, du SPF Justice – Direction générale des Établissements pénitentiaires, de la Cellule de traitement de l'information financière, du SPF Intérieur, de l'Office des étrangers et de la Direction générale du Centre de crise, un représentant de la Direction générale Sécurité et Prévention du SPF Intérieur, du Ministère public et des représentants des communautés et régions.

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Taskforce nationale

Groupes de travail

La Taskforce nationale définit quels groupes de travail doivent être créés.

  • Les groupes de travail permanents se penchent sur la radicalisation sur internet, dans les prisons, à la radio et à la télévision, ainsi que sur la prévention.
  • Les groupes de travail thématiques traitent des phénomènes comme le salafisme, l'extrémisme de droite, l'extrémisme de gauche et les tendances en Asie mineure et dans le Caucase du nord.
  • Les groupes de travail ad hoc Prédicateurs, Mosquées et Asile et Migration se concentrent sur la problématique de la radicalisation dans chacun de ces domaines.
  • Le groupe de travail Foreign Terrorist Fighters a été créé par la circulaire du 21 août 2015.
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Groupes de travail

Taskforces locales

Les Taskforces locales (TFL) sont des plates-formes de concertation opérationnelles et stratégiques destinées notamment aux services de police et de renseignement et sont installées au sein d'une zone géographique délimitée.

  • Elles se situent au niveau des arrondissements. Les TFL opérationnelles sont ancrées au niveau (supra)local, elles suivent les individus et groupements radicalisants au niveau local et proposent des mesures pour réduire l'impact de ces individus et de ces groupes.
  • Elles échangent des informations, renseignements et analyses, les font concorder et entretiennent des contacts structurels et/ou ponctuels avec les autorités locales et leurs services.
  • Elles peuvent proposer l’introduction d’informations dans la Joint Information Box, ou leur suppression.
  • Elles offrent un appui aux intervenants de première ligne non spécialisés de la police qui sont confrontés aux signes d'une éventuelle radicalisation et elles peuvent proposer des mesures préventives ainsi que des mesures destinées à contrecarrer le processus et les faire appliquer.
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Taskforces locales

CSIL R

Les cellules de sécurité intégrale locales en matière de radicalisme, d’extrémisme et de terrorisme « CSIL R » sont des plates-formes de concertation communales locales. Elles veillent à la cohérence des actions de prévention, de répression et de suivi.

Leur création est devenue obligatoire avec la promulgation de la loi du 30 Juillet 2018. Toutes les communes de Belgique sont désormais tenue de créer une cellule de sécurité intégrale locale, dénommée CSIL R.

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CSIL R

Traitement de l'information

Les informations sont stockées dans deux banques de données.

  • La Joint Information Box est un document de travail électronique reprenant des informations sur les jeunes radicalisants à suivre. Les différents services décident en consensus de l'insertion ou de la suppression des données d'une personne dans la banque de données.
  • La Banque de données Foreign Terrorist Fighters est une banque de données dynamique contenant des fiches individuelles pour chaque foreign terrorist fighter. Tous les services peuvent le consulter et l’alimenter.
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Traitement de l'information