Signalement des citoyens

Une bonne communication des citoyens peut contribuer :

  • à une détection efficace et à temps des menaces ou situations peu sûres ;
  • à une intervention efficace de la police ;
  • à une prévention adéquate particulière.

C’est pourquoi un PLP stimule les citoyens à signaler immédiatement les faits, comportements, personnes anormaux, etc. à la police qui a pour tâche de réagir à cela. La police locale est le point de contact et de signalement permanent. Ce comportement de signalement peut être adopté par tout participant du PLP.

Les habitants du quartier sont bien placés, par leur connaissance du quartier et l’implication, pour signaler des constatations à la police. Il est important que le citoyen émette un rapport objectif à la police sans la moindre interprétation personnelle. La police va évaluer ce rapport de manière professionnelle et entreprendre éventuellement les démarches nécessaires. La police examine si la constatation signalée concerne des faits, personnes, comportements ou véhicules suspects ou non. Le signaleur reçoit ensuite un feed-back si l’enquête le permet.

La police locale informe également le PLP sur les manières et les moments auxquels il est préférable d’avertir la police, tout comme les types d’information qui peuvent être utiles pour la police. La police est organisée de telle façon que les signalements peuvent recevoir une réponse efficace. Un bon comportement de signalement est important, tant de manière préventive que répressive.

Par les contacts entre les membres du partenariat local de prévention et les inspecteurs de quartier, un flux d’information spontané et efficace voit le jour, ce qui permet à la police de savoir ce qui se passe. La qualité des signalements à la police s’en verra améliorée après quelques temps.

Dans certains cas, le coordinateur peut servir de personne intermédiaire de la communication. La manière la plus efficace de travailler est toutefois un signalement direct aux services de police.

 

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Signalement des citoyens

Messages de la police

La police va transmettre de manière structurée l’information pertinente aux citoyens. Ce sont des messages qui nécessitent un comportement adapté, de la vigilance et une attention accrue. Ainsi, ils peuvent contribuer à un quartier sûr.

Quand la police envoie-t-elle un message aux citoyens ?

  • Quand on peut apprendre qu'une menace existe
  • Si on peut parler d'un phénomène avec des actes 'prévisibles'.
  • Si les citoyens peuvent intervenir de manière préventive
  • Si l'information peut être récoltée.

Le secret de l’enquête doit cependant toujours être garanti. Pour cette raison, il est possible que la police n’envoie pas de messages dans certains cas aux citoyens.

La police peut établir un modèle sur la base duquel elle peut décider si certaines informations sont utiles pour le PLP. Il est utile d’en tenir compte avec le contenu des faits, le moment de signalement, la victimisation, la menace, les priorités au niveau local et fédéral, …Pour l’appréciation du contenu, la police fera appel dans certains cas aux instances judiciaires (parquet). Le message est toujours examiné en fonction des dispositions légales en vigueur, comme la loi sur la vie privée.

Quels types d’informations?

Un message est utile pour le PLP s’il entraîne un accroissement du sentiment de sécurité du citoyen. La police peut souvent enregistrer de bons résultats grâce au feed-back qui vient en réaction aux messages envoyés. Une bonne appréciation nécessite une concertation et expérience (supra)locales.

On vise ‘l’information intelligente’. Cela signifie que le message :

  • est mis à disposition au bon moment (valeur d’actualité) ;
  • est envoyé aux bonnes personnes (quels PLP);
  • est orienté résultat (on peut réagir sur la base du message de manière préventive et alerte) ;
  • est doté d’avis préventif (ex. en cas de faux argent, donner des conseils pour reconnaître les faux billets).  

Comme guide pour l’élaboration d’un message PLP, la police peut utiliser un formulaire standard. Cela facilite la dactylographie ou le prononcé du message et permet en cas de message téléphonique de maintenir une version écrite du message.  

Quelques exemples concrets de messages : utilisation de faux chèques ou de faux argent, avertissement sur les techniques de reconnaissance (comme les faux inspecteurs d’entreprises d’utilité publique), information sur le forçage des serrures à cylindre ou des serrures cannelées…

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Messages de la police

Plan de communication

Une communication efficace dans le PLP est le résultat :

  • d’un contenu bien réfléchi :  sur quoi allons-nous communiquer, quelles sont les sources de cette info, quel est le caractère du message  …
  • une super organisation :  ce que nous planifions en termes de procédure, d’accords, de gestion et de soutien des données afin de pouvoir faire la communication  ….
  • un soutien technique fonctionnel :  quels moyens allons-nous utiliser pour échanger les informations (un mélange structuré sur la base du téléphone, sms, e-mail, impression, …).
  • Envoyer un message utile d’une source policière vers un groupe de personnes demande une bonne organisation.
    • Niveau 1: la mise à disposition d’un message de la police au(x) coordinateur.
    • Niveau 2 : l’organisation de l’envoi de ce message aux membres du PLP.

Communication au niveau 1

La communication au niveau 1 est une mission de la police :

  • récolter des informations et établir le message ;
  • apprécier l’information en fonction de la pertinence et la nécessité d’établir un message ;
  • envoyer des messages utiles aux coordinateurs.

La police va mettre le message utile à la disposition d’un ou plusieurs partenariats locaux de prévention. L’unique point de contact connu (le coordinateur) rend cette communication faisable et exécutable. Le message peut être mis à disposition de manière personnelle ou en ligne et être envoyé après initiative du coordinateur ou du comité de pilotage et en concertation avec la police aux membres du PLP.

Après la collecte d’information, le message peut être envoyé au moment même ou via un message infoflash. 

Diffuser les messages vers plusieurs PLP se fait de la même manière. La police va conclure des accords avec le niveau supralocal sur la manière et les moments dont un message PLP nécessite une diffusion supralocale.

Organisation au niveau 2

L’organisation au niveau 2 est un engagement des membres du PLP :

  • Organiser l’envoi du message selon un planning fixe ;
  • La réception et la lecture ou l’écoute du message auprès des membres PLP.
  • Le groupe de pilotage organise la gestion des fichiers et l’envoi du message. Le membre PLP est responsable de la bonne réception (écouter ou lire) et du suivi du message.
  • Parmi les membres du PLP, des accords sont conclus de manière démocratique sur la manière dont les messages sont diffusés.
  • Comment les messages peuvent atteindre les collaborateurs PLP ? :
    • L’information non urgent et générale peut être diffusée facilement via des canaux publics comme les journaux d’information, la presse, les sites web, les dépliants, …
    • L’information non urgente mais ciblée peut être transmise par le biais de l’organisation des PLP : réunion, périodique, message flash et mailing via le web …
    • L’information urgente et ciblée nécessite un soutien technique. Sms et téléphonie sont des moyens adaptés et peuvent être facilement soutenus ou étendus au mail.
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Plan de communication

Comment communiquer

Envoyer un bon message d’une source policière vers un groupe de citoyens, nécessite une bonne organisation :

  • Cela doit se passer de manière à ce que le contenu du message soit suffisamment clair.
  • Le groupe de destinataires a sa particularité et organisation dans le domaine de l’accessibilité. Ainsi, les citoyens d’un quartier résidentiel sont par exemple souvent absents pendant les heures de bureau, alors que les commerçants le sont à ce moment. Le groupe va s’engager à gérer la situation de la manière la plus efficace possible. Le rôle de direction du coordinateur est d’une importance cruciale à cet égard.
  • Il faut une délimitation claire de la tâche et de la responsabilité des partenaires : citoyens et police.

Un certain nombre de principes importants 

  • La rédaction, l’appréciation et l’input des messages sur les faits criminels et l’insécurité relèvent de la compétence de la police ;
  • Cette mission de communication doit être facilement intégrée dans le travail policier et l’environnement social et professionnel des coordinateurs PLP et des membres du PLP ;
  • Un PLP et la communication au sein du PLP doivent être accessibles pour toutes les couches de la population. L’obtention d’information ne peut être le privilège d’un certain groupe de population.

Communication via SMS et mail 

Jusque juin 2008, les zones de police locale avec un partenariat local de prévention (PLP) disposaient d’un système de communication propre, le Binphone. Les utilisateurs formaient un numéro fixe et émettaient un message. Dès que le message a été émis, il était envoyé automatiquement à tous les numéros de téléphone préprogrammés. Les numéros de téléphone des membres PLP étaient préalablement programmés dans le système et la diffusion des messages se faisait de manière automatique.  

Etant donné que l’asbl Buurtinformatienetwerken a annoncé début 2008 qu’elle cessait d’utiliser le système ‘Binphone’, on est allé à la recherche d’un système remplaçant, qui était en même temps innovant. Une série de zones de police font depuis lors usage de nouvelles technologies, plus particulièrement d’un système de SMS et d’email.  

Les opérateurs qui se concentrent sur la communication vers les PLP au moyen de sms et d’email se retrouvent dans les liens suivants :  

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Comment communiquer