De nombreux articles circulent dans les médias sur l’augmentation apparente de la violence à l’encontre des métiers de la sécurité et des secouristes. La violence est tant verbale que physique. Outre la violence physique ‘classique’ dont sont victimes les métiers de la sécurité, les calltakers aussi (p.ex. au 112) doivent subir des insultes quotidiennes. Cependant, il n’existe pas de statistiques claires et fiables sur ce phénomène. Les nombreux témoignages laissent pourtant présumer qu’il se produit une hausse de la violence à l’égard des métiers de la sécurité.

La cause de cette violence n'est pas toujours claire, car peu de recherches scientifiques sont disponibles. La violence dépend parfois aussi du contexte. En outre, il a été constaté que, dans certains cas, la violence est dirigée contre la police et contre toute personne ou institution qui représente ou symbolise une forme de pouvoir de l’État.

Et, qui plus est, il n’est pas toujours aisé pour les pouvoirs publics de réagir ou d’intervenir. De nos jours, l’autorité est de plus en plus mise en cause et ce, en raison de l’autonomie croissante du citoyen. Les gens n’acceptent pas n’importe quelle forme d’autorité et exigent davantage d’explications lors d’une intervention de police. Bien entendu, toutes les parties sont gagnantes lorsque les droits et obligations des citoyens, des métiers de la sécurité et des secouristes sont bien connus et respectés. Une bonne communication est nécessaire dans ce cas.  Une mauvaise compréhension des droits et des obligations, de part et d’autre, conduit à un durcissement des positions et, dans certains cas, à une escalade de la violence.

Le respect mutuel est indispensable pour que nos métiers de la sécurité et les secouristes puissent exercer leur travail d’une part et que les citoyens se sentent en sécurité d’autre part. Ainsi, nous pourrons tous ensemble lutter contre la violence.

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Objectif de la campagne

L’objectif de la campagne est de sensibiliser les citoyens à la violence contre les métiers de la sécurité et les secouristes, dans le but de lutter contre cette violence. Le citoyen (avec ses expériences) fera également partie de cette démarche puisque le respect doit être mutuel et inclusif. Ladite campagne nationale entend également attirer l’attention sur l’information disponible concernant le phénomène de la violence.

Trois piliers sont nécessaires à une approche intégrée de ce phénomène : l’information, les bonnes pratiques et la participation citoyenne. Ces trois éléments sont indispensables à la mise en place d'un respect mutuel.

Information sur la violence

Afin de mener efficacement une campagne ciblée, toute l’information disponible concernant le phénomène de la violence sera centralisée. Citons à cet égard les recherches scientifiques, les statistiques, les droits et obligations ainsi que l’information destinée aux victimes de la violence (assistance aux victimes). Cette information est nécessaire pour que le débat public puisse être mené d’une manière qui soit evidence-based.

Bonnes pratiques

Cela fait déjà un certain temps que les administrations locales et la société civile travaillent sur des projets devant servir à améliorer le contact entre le citoyen et les métiers de la sécurité.  La collecte, l’analyse et la diffusion de ces bonnes pratiques constituent un composant essentiel de la campagne. Ainsi, les administrations locales pourront découvrir ce qui fonctionne bien et mettre elles-mêmes ces pratiques en œuvre afin de restaurer la confiance entre le citoyen et l’État.

Participation citoyenne

La campagne misera également sur l’échange des informations collectées et le renforcement du lien de confiance en se basant sur des initiatives de participation citoyenne. A cet égard, d’une part, toutes les initiatives existantes provenant de la société civile seront abordées et soutenues. Pour ce faire, nous entendons promouvoir autant que possible ces initiatives en utilisant notre site web et les médias sociaux.

D’autre part, nous miserons également nous-mêmes sur la mise en œuvre de différentes initiatives. Ce faisant, nous voulons exploiter les plateformes numériques et les médias sociaux afin d’impliquer la voix du citoyen, plus précisément en répondant à des questions pressantes, en échangeant des informations et expériences, et en privilégiant le dialogue.

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