Les plans stratégiques de sécurité et de prévention permettent de subsidier l’élaboration et la concrétisation d’une politique de sécurité et de prévention auprès de 109 autorités locales. Dans notre pays, les PSSP sont ainsi axés sur la sécurité et la qualité de vie d’environ 5,3 millions de citoyens :

  • Flandres : 2,49 millions ;
  • Wallonie : 1,71 millions ;
  • Bruxelles: 1,04 millions.

La portée effective des PSSP est plus large. Par extension, les PSSP visent en effet la sécurité et la qualité de vie de l’ensemble de nos citoyens ainsi que des étrangers qui séjournent dans notre pays.

Les 109 villes et communes disposant d’un plan stratégique de sécurité et de prévention sont regroupées en 87 zones de police :

  • 25 zones monocommunales ;
  • 62 zones pluricommunales – dont 6 zones au sein desquelles toutes les communes disposent d’un PSSP.

Le fait que le fonctionnement de 87 zones de police soit ainsi renforcé par la présence d’un service de prévention, offre des possibilités de synergies entre le service de prévention et la police.

Quels phénomènes sont traités ?

Si l'on considère le top 5 des phénomènes au niveau national, 86 communes sur 109 (ou 79%) ont choisi de lutter contre les nuisances sociales, 74 sur 109 (ou 68%) de s'attaquer au cambriolage, 62 des 109 (ou 57%) aux nuisance sociale liée à la drogue. Ces 3 phénomènes sont choisis dans plus de la moitié des PSSP (109). 48 sur 109 (ou 44%) ont abordé le vol de et dans les voitures et 44 des 109 (ou 40%) les nuisances sanctionnables via le dispositif SAC (sanctions administratives communales).

Moins de 4% des communes ont choisi de lutter contre le vol avec violence, violences conjugales, violences et mariages forcés, violence contre les enfants, délinquance sexuelle, violence contre les personnes âgées, crime organisé, vol à main armée, violence contre les holebis et les transgenres, violence à l’égard des agents représentant l’autorité de l’état, la violence perpétrée par les bandes urbaines.

D'une manière générale, les phénomènes suivants sont une priorité pour les autorités locales:
 

  • Incivilités :  nuisance sociale, nuisance sanctionnables administrativement et les nuisances liées à l’usage de drogue
  • Criminalité contre la propriété: cambriolage, vol de et dans les voitures, vol de bicyclette et vol à la tire
  • Sécurité routière
  • Violence: violence domestique et violence juvénile
  • Radicalisation violente

Les catégories de coûts dans lesquelles les communes ont largement investi en 2014 (et suivantes) sont, par ordre décroissant d'importance, les coûts de personnel (1), les coûts d'exploitation (2) et enfin les investissements (3). En conséquence :

  • près de 95% (94,35%) du total des montants globaux soumis par les communes concernent les coûts de personnel.
  • Moins de 4% (3,42%) du montant global total, justifié par les communes, est lié aux coûts d'exploitation.
  • Un peu plus de 2% (2,23%) du montant total, justifié par les communes, concerne les investissements.

Quels résultats peut-on observer ?
Focus sur trois priorité locales:

Nuisances sociales, nuisances sanctionnables administrativement,  et nuisances liées à l’usage de drogue

  • Il convient de noter que 103 communes sur les 109 susmentionnées ont considéré le phénomène comme une priorité.
  • Au niveau national, une diminution globale est notée: 15 671 faits en moins
  • La part présumée de cette diminution globale qui reviendrait aux communes avec un PSSP (103 sur 589 communes) ayant pointé ce phénomène en priorité est de 53% (8.308 faits en moins).

Cambriolage

  • Il convient de noter que 74 communes sur les 109 avec un PSSP ont estimé le phénomène comme une priorité.
  • Au niveau national, une diminution globale est notée: 18.789 faits moins
  • La part présumée de cette diminution globale qui reviendrait aux communes avec un PSSP (74 sur 589 communes) ayant pointé ce phénomène en priorité est de 41% (7.448 faits en moins).

Violence intra-familiale 

  • Il faut noter que 33 municipalités avec un SVPP ont analysé le phénomène comme une priorité.
  • Au niveau national, une diminution globale est notée: 2.630 faits de moins
  • La part présumée de cette diminution globale qui reviendrait aux communes avec un PSSP (33 sur 589 communes) ayant pointé ce phénomène en priorité est de 24% (640 faits en moins).

Au vu des résultats obtenus par les 109 communes munies d’un PSSP, on ne peut exclure que ce dispositif ait joué un rôle positif dans la réduction de la criminalité.