Le projet proposé par la Ville d’Andenne était basé sur deux axes distincts : un axe formation des travailleurs sociaux de terrain ainsi qu’un axe d’animations.

L’objectif du premier axe était principalement de donner aux travailleurs sociaux les moyens de comprendre la thématique de la radicalisation violente et les différents processus qui la caractérisent et qu’il est possible d’identifier.

L’objectif du second axe passait avant tout par des animations ayant une vocation préventive et l’ouverture du dialogue entre les citoyens.

Ce projet s’inscrit au sein de l’appel à projets « amélioration du vivre ensemble et prévention du radicalisme ». Le Gouvernement wallon a dans ce contexte décidé de consacrer annuellement 2 millions d’euros, à partir de 2016, à soutenir des projets spécifiques de prévention du radicalisme dans les communes qui mettent en oeuvre un PCS, mais qui ne sont pas reconnues dans le cadre de la politique des grandes villes (PGV). Au départ de ses compétences, la volonté du Gouvernement est de favoriser un climat de confiance et d’apporter des réponses durables à la détresse des familles et aux causes de la radicalisation, dans le respect des valeurs fondamentales du vivre ensemble.

La commune d’Andenne bénéficie d’une riche histoire industrielle, elle a connu plusieurs vagues d’immigration de travailleurs d’origines étrangères (italienne principalement, puis marocaine). De ces vagues de migration résulte l’implantation sur le territoire de communautés italiennes et marocaines importantes, la communauté marocaine conservant pour habitude de rester particulièrement soudée et de se rassembler dans certains quartiers. C’est dans un de ces quartiers que va naitre la mosquée d’Andenne dans les années 80, il s’agit d’une des plus anciennes mosquées belges.

De nombreuses initiatives ont vu le jour au fil des années pour éviter que les habitants de ces quartiers ne s’isolent du reste de la population et ne vivent en autarcie; la plus importante est certainement la mise en place en octobre 2004 d’une maison de quartier située à Seilles, au sein précisément d’un de ces quartiers rassemblant une forte population de personnes d’origines étrangères. Depuis lors, cet espace est devenu un lieu de rassemblement, d’échanges et de partage, fréquenté par des citoyens de tout âge, de toute nationalité et de toute confession. La maison de quartier de Seilles a grandement contribué à la valorisation du quartier et à la cohésion des habitants de différentes origines.

Données
  • Commune : Andenne
  • Organisme : PCS
  • Province : Namur
  • Domaine : Actions de sensibilisation-communication
  • Prévention : Secondaire
  • Personnes de contact : [email protected] ; [email protected]