Check

Le trajet d’accompagnement Start2(Fl)ik entre dans le cadre de la politique de diversité de la Zone de police Gand et a pour but d’augmenter la diversité du personnel de la zone de police.  Start2(Fl)ik a été lancé début 2017 et était, dans un premier temps, destiné aux candidats qui avaient besoin d’un soutien spécifique, tels que des personnes dont le néerlandais n’était pas la langue maternelle ou qui n’avaient pas suivi de formation dans l’enseignement supérieur.

Le trajet d’accompagnement est une préparation à toutes les épreuves de la procédure fédérale de sélection pour inspecteur. Il offre également la chance d’obtenir de plus amples informations sur la structure de la police et de dialoguer avec des personnes de terrain. En collaboration avec le CVO (enseignement pour adultes) des cours de néerlandais et de rédaction de rapports ainsi que sur la manière d’effectuer ses prestations en étant sous pression, sont également donnés.

Afin d’en savoir plus sur le projet, nous avons discuté avec Anna Lameyse, chef de projet, et Ayoub Aberdour, l’un des participants.

Pour vous, que signifie le respect mutuel?

Anna: En soi, le respect mutuel ce n’est pas avoir le même avis sur certaines choses mais tout simplement pouvoir en discuter et prendre les propos de l’autre au sérieux. Accepter l’autre tel qu’il est, avec toutes ses différences. C’est également pouvoir se mettre à la place de l’autre en tenant compte de son quotidien et s’adapter en conséquence.

Le respect mutuel comprend également de très petites choses telles que le langage et une ouverture mutuelle aux autres.  Dans ce projet, nous prenons le temps d’apprendre à connaître chaque personne avec son histoire personnelle et unique. Nous écoutons la personne en lui accordant un intérêt sincère, sans jugement. De cette manière, nous découvrons également ses capacités ainsi que les points qu’elle peut encore développer.  Nous donnons une chance à tout le monde, même si lors de la première rencontre certaines personnes semblent moins aptes à exercer le métier d’inspecteur de police.

Ayoub: Ce qui me vient à l’esprit: être cordial dans nos relations mutuelles, respecter les limites de chacun, s’écouter les uns les autres, être une oreille attentive, faire preuve d’indulgence si la personne fait erreur. Une telle attitude se fonde sur un esprit ouvert, avide de connaissances.

Cela se manifeste-t-il dans le cadre de Start2(Fl)ik?

Anna: Les candidats font preuve d’une grande reconnaissance et de beaucoup de respect à notre égard. Même s’il arrive que les candidats ne réussissent pas directement, ils gardent une image positive de la Zone de police Gand. Nous restons aussi parfois en contact après le trajet et il en va de même pour les candidats entre eux. Ils se motivent et se soutiennent les uns les autres tout au long du trajet qu’ils accomplissent ainsi que lors des épreuves de sélection effectives.

Nous recevons souvent des personnes aux antécédents, aux histoires et aux motivations divers. Il n’est pas toujours évident de proposer individuellement le bon trajet à chacun mais nous essayons de tenir compte de tous les aspects qui précèdent. Nous respectons ces différents aspects et les candidats respectent notre manière de travailler.

Il est agréable de pouvoir suivre les candidats à plus long terme, même lorsqu’ils sont à l’école de police ou lorsqu’ils intègrent le corps. Par la suite, ils se présentent souvent pour proposer leur collaboration et ils se portent candidat comme ambassadeurs du projet.

Ayoub: Oui, absolument! Vous apprenez à connaître d’autres personnes qui sont différentes, je pense par exemple à mes compagnons de cours Anne, Sven, Eva, Jean-Marc, Silvie et Inneke. Quelles que soient nos différences, nous apprenons les uns des autres et nous avons tous le même objectif. De véritables amitiés se créent et celles-ci nous permettent de nous motiver les uns les autres en tant que futurs collègues.

Qu’avez-vous appris les uns des autres?

Anna: Que les informations relatives à la procédure de sélection en elle-même sont non seulement une plus-value mais également que l’aspect social et interactif de ce trajet d’accompagnement leur donne une plus grande confiance en eux. Après avoir passé les épreuves de sélection, les candidats partagent souvent leurs expériences avec nous. Cela nous permet d’adapter et d’améliorer notre trajet et les sessions d’information.

Gérer une diversité de personnes, les rassembler en un seul groupe, mais quand même proposer un accompagnement individuel à chacun si nécessaire. C’était le but du trajet mais nous avons dû l’apprendre en cours de route. Nous avons également appris que l’accompagnement des candidats ne s’arrête pas à la fin du trajet.  Par après, nous avons encore souvent des contacts avec eux, l’accueil et l’accompagnement après les épreuves en cas de résultats négatifs en font partie.

C’est beau de voir un esprit de groupe se créer au sein de certains groupes qui suivent le trajet et les candidats lancent alors des initiatives telles qu’un accompagnement sportif et des groupes d’étude pour les épreuves.

Ayoub: Que l’on continue à se motiver les uns les autres dans différents domaines, que l’on puisse s’adresser aux autres pour obtenir toutes les informations ou un soutien moral en cas de réussite ou d’échec aux épreuves. Pour un suivi et des conseils ultérieurs, nous pouvons toujours contacter Start2(Fl)ik pour obtenir des réponses.  C’est en quelque sorte un point de contact, un guichet d’information de la police auprès duquel nous pouvons obtenir une réponse. En adoptant la bonne attitude, vous pouvez facilement avoir un déclic grâce à Start2(Fl)ik. Ils tendent la main à n’importe qui.

En savoir plus sur Start2(Fl)ik ?

En savoir plus sur la campagne #WederzijdsRespect ?